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 L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)

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TeVaiOra98
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MessageSujet: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Ven 7 Fév - 21:33

L’Absence

CHAPITRE 1

Sombre. Je ne distingue que les nuances de gris. Des mouvements chaotiques autour de moi mettent en scène un jeu d’ombre et de lumière lugubre. J’ai peur. J’ai le souffle court, saccadé. Mon cœur bat à une vitesse folle. Je cours en entendant les feuilles mortes craquer sous mes pas. Mais étrangement, mon corps est léger, comme si je flottais au-dessus du sol, alors que mes pieds foulent le terrain accidenté. Je lève les yeux et regarde les branches des arbres s’agiter.

Des images défilent dans un tourbillon. Mes yeux bougent, essayent de suivre ce flot incessant. Ces représentations n’ont aucun sens. Je ne les comprends pas.


Je suis dans une pièce blanche. Seule ma présence trouble le calme apparent. Il y a une table et une chaise. J’éprouve l’irrésistible envie d’écrire. Mais, ni crayon, ni papier ne sont présents. Je scrute la salle, il n’y a rien d’autre. Je reviens à la table, je m’assois et vois sans surprise une feuille de papier et un stylo. Je saisis ce dernier, mais curieusement, je ne distingue pas sa texture en plastique entre mes doigts. Ma main bouge seule, écrivant des mots à l’encre invisible. Pourtant, je sais ce que j’écris. Un message, une lettre, une déclaration destinée à cet être absent. Celui qui me manque.

Mes yeux me picotent et s’emplissent de larmes. Elles coulent le long de mes tempes, vers mes oreilles, traçant des sillons humides. Mon nez se bouche, ma salive s’épaissit. J’ai du mal à déglutir. J’étouffe mes sanglots, seul le mouvement de mes épaules me trahit.

Je ne peux plus respirer. Mes cheveux sont emportés, tirés par le courant. Mes bras et mes jambes s’agitent. Je dois remonter, je dois reprendre mon souffle. Je regarde vers la surface, elle s’éloigne. Je le sais par les rayons lunaires déviés s'éloignant de leur source. Ces lueurs forment un motif vaporeux qui s’étire dans le liquide froid et obscur. J’ai de plus en plus de mal à tenir, mes poumons sont en feu. Mon sang frappe contre mes tempes, je distingue son bourdonnement à travers mes tympans. Soudain, une forme claire, chaleureuse et prévenante s’avance vers moi. Ce que je prends pour ses mains vient se poser délicatement sur mes joues. Son visage se rapproche du mien, bienveillant et me souffle : « Respire ».

J’avale avidement une bouffée d’air, puis une autre. Mon buste se détend totalement et se dégonfle rapidement pour accentuer les inspirations. Je n’ose plus faire de mouvement, mes yeux sont clos. Je me concentre pour retrouver une respiration calme et régulière. Je dois faire diminuer les battements angoissés de mon cœur.

J’entends des sons, je pense que ce sont des paroles. Elles me réconfortent, m’apaisent. L’accent, la prononciation, l’intonation, tout diffère de ma langue maternelle, et pourtant, je comprends ce langage étranger. J’ouvre les yeux. J’observe le paysage. Je me trouve dans un jardin terne. Certains arbres fleuris arborent des couleurs roses et bleues atténuées, comme lors d’une éclipse solaire. L’atmosphère y est sereine et tranquille.


Une silhouette est penchée au-dessus de moi, en contre-jour. Seules ses dents blanches m’apprennent qu’elle me sourit. Ses lèvres bougent en formant des mots. Sa voix basse et rauque me donne des frissons. Une pointe de chaleur naît dans mon ventre. Ma gorge se serre. Des phrases se construisent à répétition dans mon esprit. Je me surprends à vouloir communiquer avec cette ombre. Ma bouche s’ouvre prête à dire des choses, mais rien ne sort. Aucun son. Je reste là, fascinée devant la grâce et la majesté de ses mouvements. Cette vision ensorcelante me tend sa main, m’invitant à la prendre. Une douce décharge électrique me traverse les doigts à son effleurement. Nos mains se lient.

Mon corps devient léger, je m’envole. La joie et l’ivresse m’envahissent dans ma chevauchée de l’air. Mon guide me conduit vers une mélopée lointaine. J’analyse son apparence, plus je l’examine et plus son visage se révèle être familier. Je connais cette expression qui adoucie ses traits, la façon dont ses yeux me couvent. J’identifie cet esprit protecteur.

Une musique nostalgique pénètre ma tête, forte, déformée par un haut-parleur de basse qualité. Je suis en nage dans mes draps, l’odeur de ma transpiration emplit mon nez. Mon cœur résonne dans mon corps par à-coups rapides, mais réguliers. Je ferme les poings, mais mes muscles engourdis ne répondent que faiblement. Ma conscience émerge des limbes petit à petit, aidée par des bâillements. Je garde les yeux fermés, me remémorant les fugaces réminiscences de mon songe.

J’ouvre finalement un œil, et tend le bras vers la source mélodieuse. Mes doigts se referment sur mon téléphone portable. Ce que j’y lis me donne le sourire. Je décroche et colle le cellulaire à mon oreille. Mon cœur se déchaîne en entendant la voix de la personne qui l’a envoûté.

« Bonjour Mon Cœur, tu as bien dormi ?
Oui, Mon Ange, j’ai fait un rêve… »


Souriante, je suspends ma phrase pour éveiller sa curiosité, quand elle me demande :


« Vraiment ? Et tu as rêvé de quoi ? »



--------------------------------------


CHAPITRE 2


« Bonjour Mon Cœur, tu as bien dormi ?

Oui, Mon Ange, j’ai fait un rêve… »

Souriante, je suspends ma phrase pour éveiller sa curiosité, quand elle me demande :

« Vraiment ? Et tu as rêvé de quoi ? »

Au ton de sa voix, je l’imagine avec son sourire légèrement coquin qui me fait craquer à chaque fois. Je la taquine :

« Je te laisse deviner… »

J’entends son rire éclater à travers mon vini . Elle me répond avec assurance :

« Tu as rêvé de moi. Et qu’est-ce que j’ai encore fait ? »

Je m’apprête à décrire mon songe quand je perçois 3 sons différents dominer un brouhaha de fond. Une voix douce, courtoise et amplifiée invite des passagers à se présenter au comptoir d’enregistrement 2E. Je me rappelle qu’Eva est à l’aéroport. Je regarde l’heure, elle va bientôt devoir embarquer.

« Je te raconterai à ton retour. Tu vas bien ?

Oui, ça va, j’ai hâte de rentrer et de connaître ton rêve !

Hihihi, ne t’en fais pas, je n’oublierai aucun détail ! Tu embarques bientôt ?

Normalement oui, mais, j’ai cru comprendre qu’il y avait quelques perturbations. Je n’ai pas eu d’autres infos. On verra bien. J’essayerai de te tenir au courant.

Ok »

Derrière la porte de la chambre, des bruits de pattes, frappant le carrelage, vont crescendo accompagnés d’un aboiement.

« Ah Xana est réveillée, je crois qu’elle a entendu ta voix. Finalement, elle n’est pas sourde. Enfin, juste quand ça l’arrange pour faire des bêtises ! »

Je plaisante rien que pour l’écouter rigoler et me répliquer :

« Ou alors, elle a faim pour changer!!

Attend, je vais voir, je mets le haut-parleur.

D’accord. »

Je sors du lit, je pose mon téléphone sur la table de chevet et récupère au passage mes lunettes. Les tâches sombres ou colorées que formaient les objets et les meubles environnants, s’enveloppent de contours nets. Je prends le pareo, à grandes fleurs bleues et blanches sur fond turquoise, déposé négligemment sur une chaise. Je le noue autour de ma poitrine, puis coince les pants sous l’élastique de ma culotte. Il colle déjà sur ma peau humide. Je me fais un chignon avec chouchou trouvé par hasard sur une table. J’ouvre les rideaux et la fenêtre inondant la chambre de lumière, je m’exclame :

« Quelle chaleur ! Je prendrai bien une bonne douche froide !

Han ! Maintenant, j’ai vraiment envie de quitter Paris ! Je veux retrouver le soleil, le lagon …et toi bien sûr (je note l’empressement avec lequel elle dit ces 4 derniers mots pour se rattraper… mais de justesse !). Je crève de froid ici, je ne supporte plus, tu te rends compte, il a neigé !!! Je veux me retrouver au chaud dans tes bras !

Pff, quelle idée d’aller faire une soutenance en Novembre aussi ! »

Offusquée par ma pique, elle part au quart de tour, ce qui a le don de m’amuser :

« Je te rappelle que ce n’est pas moi qui ait décidé de la passer à cette période, si j’avais pu choisir, je serais partie en Eté !

Hihihi, oui mais tu n’aurais pas pu fêter ton anniversaire avec ta famille.

Mais, ce n’était pas vraiment mon anniversaire étant donné qu’il n’est pas encore arrivé. »

Je la figure me tirer la langue, lorsque de l’autre côté de la porte, les aboiements se font plus pressant. Je pousse un soupire, reprends mon vini et ouvre la porte :

« Bonjour toi ! Alors tu as faim ou tu veux parler à ta maman !

Coucou mon Bébé, tu vas bien ? »

Remuant la queue, la chienne de 3 ans (plus du tout bébé) répond par un léger jappement plaintif. Elle s’approche de moi pour quémander des caresses que je lui donne volontiers.

« Oh oui !! Toi aussi tu me manques mon Bébé !! Chérie, tu veux bien l’embrasser de ma part.

Bien sûr! (je me penche et fais une bise au sommet de la tête de Xana, mais me recule avant de recevoir un bisou canin baveux.) Hep hep hep, tu te souviens qu’on avait conclu un marché, je te caresse, mais je ne veux pas prendre une douche de bave. Réserve tes bisous à Eva, elle en voudra bien.

Hahaha ! Mon Ange, je me demande vraiment comment vous avez pu survivre sans moi pendant 3 semaines ! »

Elle glousse de rire. Je vais m’assoir sur le sofa, Xana me rejoint, se couche sur le canapé, la tête sur mes cuisses. Machinalement, je caresse la chienne, c’est devenu une habitude. Un rituel qui nous unit, nous réconforte mutuellement le temps de son absence.

« Eh ben c’est simple, on a pas survécu. Maison, auto, boulot, dodo. De vrais zombis ! Les rares étincelles de vie qu’on avait, scintillaient quand tu nous appelais. Tu nous as beaucoup manquées et tu nous manques encore terriblement !

Vous me manquez aussi beaucoup ! Je t’aime chérie.

Je t’aime aussi mon Cœur. Vivement que tu rentres à la maison, encore un jour à t’attendre c’est long ! »

Je sais, mais je reviens bientôt et… »

Elle arrête sa phrase pour écouter une nouvelle annonce. Je ne saisie pas les paroles de l’intervenant. Elles sont déformées, fortes par, je pense, un porte-voix. Eva pousse un juron, et un autre encore. Je me demande ce qui lui prend, quand elle m’annonce rapidement :

« Je crois que je n’ai plus de batterie, ça risque de coup… »

---------------------------------





CHAPITRE 3



Un bip est émis et puis, plus rien. Je regarde mon cellulaire, écran noir. J’appuie sur la touche d’activation, rentre mon code pour déverrouiller l’écran tactile. Aucune trace d’un appel en cours, la communication a été rompue. Je reste abasourdie, sonnée. Que s’est-il passé ? Mon cerveau se met en marche, réfléchit à toute vitesse. Bon, c’est évident, elle n’a plus de batterie. Mais, qu’est-ce que ce type a bien pu dire pour qu’elle soit si surprise et contrariée ? Est-ce qu’elle arrivera à me recontacter ?

Je me pose encore des questions sans réponses, lorsque la chienne quitte le canapé, me ramenant à la réalité. Quelques minutes plus tard, elle revient avec son écuelle dans la gueule et la dépose à mes pieds. Puis, voyant que je ne bouge toujours pas, elle la pousse du museau et s’assoit, pour bien me faire comprendre qu’elle a faim. J’essaye de me motiver :


« Tu as raison. On ne va pas se laisser dépérir. Et puis, elle trouvera bien un moyen de tout nous expliquer ! »

Mon moral retombe vite, quand je pense à la voix ferme qui nous a coupées. On n’a pas pour habitude de se quitter de la sorte. Le manque se fait ressentir rapidement. Je me repasse toute la conversation. Mon cœur s’accélère quand je me remémore le son de sa voix, ses expressions, son rire, ses exclamations, son « je t’aime »…

Au léger grognement d’impatience de Xana, je la regarde et prends une grande inspiration pour dissiper la mélancolie qui m’imprègne. Je me baisse pour récupérer sa gamelle et me lève. Je vais dans la réserve et m’empare du sac de croquette. Je dépose le plat de Xana sur le sol et lui verse son petit-déjeuner.

« Bon appétit, régale-toi. »

Je me rends compte que je n’ai pas encore mangé, mon estomac se réveille en grognant, réclamant ainsi sa pitance. Une dernière caresse à la chienne qui dévore sa nourriture et je marche jusqu’à la cuisine.

Je m’arrête devant la cafetière à dosette. On l’avait acheté uniquement pour Eva, parce que, d’après elle, je n’avais aucun talent pour préparer son indispensable boisson. Ce qui est compréhensible, vu que je suis une amatrice de thé.

Une odeur subtile de café chaud m’effleure le nez. Je revois encore Eva m’expliquer comment positionner la tasse sous le bec verseur.


Je me moque:

« Je ne suis pas bête a u point de ne pas savoir mettre ta tasse !

Mais, je n’ai jamais dit ça, je te montre juste que si tu ne la centres pas bien, il y aura des pertes ! »

Je lève les yeux au ciel, et je m’adosse au plan de travail devant l’évier, en croisant les bras.

« Très bien ! Ô Maîtresse Suprême du café à dosette, instruits-moi par ton immense connaissance sur l’art de la si divine préparation de ton précieux nectar caféiné !!! »

Pour appuyer la plaisanterie, j’élève les bras et les abaisse, les mains face au sol, en même temps que ma tête. Un signe de prosternation. Eva sourit, prend une pose hautaine en se redressant et levant le menton. Puis, son expression change pour devenir plus sérieuse. Malgré le fait qu’elle soit légèrement plus petite de moi, son attitude me donne l’impression de me rapetisser. Elle réplique de façon altière :

« Je préfère ça, jeune élève ! Je vais être magnanime et t’enseigner LE savoir. Puisque tu maîtrises la technique ancestrale du positionnement de la tasse, je vais t’apprendre le très difficile remplissage du réservoir. »

Elle se penche au-dessus de la cafetière pour démonter le récipient tout en m’expliquant. Je ne rate pas une miette. Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois que je la regarde, je trouve ses mouvements sensuels, parfaits, envoutant. Je pense que mon filtre d’amour optique y ait pour grand-chose, mais qu’importe. Je ne peux m’empêcher de la voir comme une star de cinéma dans un film au ralentit, qui me permet de décortiquer ses gestes. Une fois le réservoir démonté, je la vois venir vers moi. Elle s’approche de plus en plus, mon cœur s’emballe, ma respiration s’intensifie, une chaleur m’envahit au niveau de la poitrine. Elle est là. 50 cm, elle se rapproche encore, 20 cm. Je fixe ses yeux illuminés par les rayons du soleil, qui rendent ses prunelles bleues gris-cendre. Ils sont rieurs, un tantinet dilatés par l’envie. Son regard se baisse lentement, je sais quelle partie de mon visage l’attire. Par mimétisme, je descends jusqu’à ses lèvres étirées en sourire, elle passe sa langue pour les humidifier.

Une alerte dans mon cerveau indique que mon excitation est à son plus haut point. Ses bras m’entourent sans pour autant me toucher. La promesse d’une caresse me donne des frissons. Elle réduit lentement l’espace entre nous deux. Plus que quelques centimètres nous sépare. Mon esprit devient fou, l’attente est insupportable. J’anticipe la saveur, la texture, la profondeur de ce baiser. Nos corps se touchent finalement. J’entends vaguement un bruit d’eau couler. Puis, en éclatant de rire, elle se détache de moi et s’éloigne vers sa maudite cafetière. Tout ça, juste pour remplir son abominable réservoir. Elle se retourne pour l’installer. Puis, continue son explication comme si de rien n’était. Une fois la dosette en place, et le bouton de démarrage appuyé, l’arôme de café envahit l’atmosphère. N’y tenant plus, je m’avance…

Un oiseau se pose sur une branche de goyavier, non loin de la fenêtre de la cuisine et piaille fort pour se faire entendre de ses congénères. Je cligne des yeux, des vapeurs saturées de caféine s’insinuent dans mes narines. Je fronce les sourcils, surprise, baisse la tête et vois une tasse de café prête à être dégustée. Inconsciemment, j’ai préparé cette tasse par habitude, car au final, c’est moi qui l’utilise cette machine. Etant donné que je me lève plus tôt, elle a droit à sa boisson énergisante au réveil. Après un moment de blocage, je me dis que je n’ai jamais essayé d’en goûter. Je m’empare de la tasse chaude, lorsque la musique de mon vini m’indiquant un appel se déclenche.

Je repose rapidement la tasse et cours vers mon portable. Le numéro de mon correspondant ne s’affiche pas. Je décroche au bout de la 4ème sonnerie.

« Allo ? Chérie ?…


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CHAPITRE 4


Je repose rapidement la tasse et cours vers mon portable. Le numéro de mon correspondant ne s’affiche pas. Je décroche au bout de la 4ème sonnerie.

« Allo ? Chérie ?…


J’anticipe son « Coucou mon Cœur… » qui m’est si cher. Mais, je suis déçue par la réponse :

« Ah non… Désolée ! »

Je cherche quelques secondes, dans ma mémoire embrumée, cette personne au bout des ondes qui me rappelle quelqu’un. Je m’insulte intérieurement quand je la trouve, c’est Hina !! Comment tu as pu oublier ta meilleure amie ??? Je soupire longuement.

« Moi aussi, je suis contente de te parler. Mais, je ne m’attendais pas à un accueil si chaleureux »

Elle me fait légèrement sourire, elle sait toujours quand je ne vais pas bien.

« Pardon Hina, c’est juste que… »

Ma voix se brise, je sens mon inquiétude me nouer la gorge.

« Qu’est-ce qui se passe ? … Un problème avec Eva ?
Oui, elle m’a téléphonée avant qu’elle embarque dans l’avion… quelqu’un a annoncé quelque chose aux passagers… mais, j’ai pas tout compris… et puis, cette tête de linotte a oublié de recharger sa batterie !!

Tout d’abord, il faut que tu te calmes ! Prends une grande inspiration (Je suis son conseil, elle l’entend) Voilà c’est bien. Je suis sûre qu’elle va bien, et puis, elle aura peut-être juste du retard. »

Je reste silencieuse, j’essaie de chasser mes angoisses et les scénarios catastrophiques qui me passent par la tête. Je ferme les yeux, pose ma main sur mon front. Non, il n’arrivera rien à Eva ! Parce que je l’ai décidé ! Elle me reviendra comme elle l’a toujours fait. Ca va aller.

« Tu as essayé de voir s’il y avait des infos sur le net ? Sur le site de l’aéroport CDG.

Non, j’y ai même pas pensé ! Je… j’arrive plus à penser à quoique ce soit ! Attend, je vais voir… »

Je parcours rapidement la distance qui me sépare de mon ordi et je le sors de son mode de veille prolongée. Il met temps fou pour se réveiller !! Finalement, il parvient à sa page d’accueil. Je rentre mon mot de passe et j’attends que le bureau soit totalement chargé. J’ouvre une page web et cherche l’aéroport Paris Charles De Gaule.

« Alors tu as quelque chose ?

Je n’y suis pas encore arrivée. Où sont les infos sur ce site !... Informations vols… Arg c’est quoi son numéro de vol déjà ! (Je me souviens qu’elle m’avait envoyé une copie de son itinéraire de vol dans ma boîte mail) Bon, il faut que j’aille voir mes mails…

Ok, je ne vais pas rester trop longtemps, je suis sur le vini de mon frère, il sera pas trop content si jeha’apau son crédit !

Oui, c’est sûr. Hein ! T’as déjà tout épuisé le tien ?? Ca fait même pas une semaine qu’on a été crédité !

Mais, c’est pas ma faute, j’arrive pas à m’empêcher d’appeler !! En plus, Moana a dû partir dans les îles dans la semaine pour son travail, donc, c’est normal qu’on s’est beaucoup appelées.

Je vois très bien ce que tu veux dire. Au fait, tu m’appelais pourquoi ?

Ah oui, bon, ma femme m’a chargée de te t’informer que la surprise est prête. Hihihi.

Enfin une bonne nouvelle !! Je peux rayer de ma liste d’inquiétude cette tâche ! Merci beaucoup et tu diras à Moana que je lui en suis redevable !

Hahaha, je suis sûre qu’elle ne l’oubliera pas de sitôt ! Apparemment, elle a un peu galéré.

Oups, désolée…

Non, c’est pas grave, elle aime bien relever les défis, et puis, au moins, elle s’est occupée plutôt que d’aller à la plage et mater les autres meufs !!! »

Je rigole, il faut dire que c’est à une fête sur une plage qu’elles se sont rencontrées. L’alcool aidant, Moana a été légèrement (complètement) désinhibée et a dragué ouvertement presque toutes les filles présentes. Mais, dès qu’elle a aperçu Hina, elle ne l’a plus lâchée. Enfin, je n’étais pas présente, j’ai seulement la version de Hina. Moana bizarrement n’a pas gardé de souvenir de la soirée, à part Hina en robe moulante courte verte qui dansait comme une déesse et la cuvette des toilettes.

« Bon, au moins tu as rigolé ! Je dois te laisser mon frère me regarde avec de gros yeux et montre du doigt sa montre ! … Oui, c’est bon, je coupe !! Bonne journée et je suis certaine qu’Eva rentrera bientôt !


Merci Hina, ça va aller…Bonne journée à toi aussi. Nana


Nana, gros bisous, à bientôt.

Bisous. »

Elle raccroche.


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CHAPITRE 5


Elle raccroche.

Cette Hina alors ! Toujours le mot ou la phrase qu’il faut pour me redonner le moral. Malgré ce qu’on peut penser, cela ne fait pas longtemps qu’on se connaît, à peine 4 ans. Notre rencontre fortuite a été un déclique pour moi.


Parfois, des inconnus entrent dans votre vie, à un moment où vous êtes prêts à passer un cap. Et alors, oubliant tout bon sens, ne faisant confiance qu’à votre instinct, vous sortez de votre chemin tout tracé par avance. Découvrir de nouvelles façons de vivre et être, partager avec des personnes inconnues, communiquer, tout cela m’a donné un nouveau sens. La curiosité qu’elle a faite preuve à mon égard, m’a fait comprendre que la vision que j’avais de moi était erronée.


Nous avons commencé à échanger, le jeu des questions réponses était prenant, grisant, et finalement en 3 jours, nous nous sommes confiées l’une à l’autre sans filtre, en toute confiance. Scellant ainsi une grande amitié.


De bons souvenirs remontent, et m’amusent encore. Bon revenons à nos moutons ! Le mail d’Eva ! J’ouvre finalement ma boîte mail et je suis assaillie par plus de 200 mails. Je suis immédiatement découragée par l’infime quantité de mails « intéressants » noyé dans un océan de publicité. J’ai bien du zapper une semaine de consultation ! Je ne prends pas la peine de lire les pubs, je les supprime directement, puis lis quelques autres mails, mais rien d’important.


Je tombe sur un mail d’Eva, mon cœur s’accélère. Je l’ouvre fébrilement et parcours attentivement le contenu :

« Coucou mon Amour


Comment vas tu ?


J e viens de finir ma soutenance, ça s’est bien passé, même si j’étais vraiment stressée. Ils ont eu l’air intéressés par le projet, et m’ont posés beaucoup de question. Je suis contente.


Je suis déçue, c’est un ancien mail, il date d’une semaine. Je continue pourtant à le lire, m’imprégnant de ses mots, et imagine son expression en les écrivant

Merci pour ton soutient et ton effort pour me motiver (enfin plus me déconcentrer, ça se discute …), même si ce n’était pas un acte complètement désintéressé.


Un grand sourire se dessine sur mon visage, même si elle n’est pas là, je prends mon air faussement outrée

Ne fais pas l’innocente ! Tu as comme même bien profité de la récompense !!


J’éclate de rire, elle a même anticipé mes réactions ! Tsss, je suis trop prévisible ! Mais, j’aime ça ! Que je l’aime, c’est fou !


Je vais enfin pouvoir souffler et profiter de mes derniers jours en France pour profiter de ma famille. Mais, j’ai hâte de te retrouver et d’être dans tes bras.
Je t’embrasse tendrement mon Cœur, je t’aime. »


L’euphorie a laissé place à la mélancolie encore. Je me mords la lèvre, ce qui me rappelle un autre souvenir, l’un des derniers moments forts qu'on a partagé avant qu’elle ne parte.

Je la vois survoler son clavier en tapant fébrilement. Des lettres s’affichent rapidement sur son écran en accord avec le bruit de ses touches. Elle est assise au bureau du salon, à côté de du canapé dans lequel je suis affalée avec mon Ipad. Je surf sur le net, lis des histoires, mais rien n’est aussi passionnant que de la contempler.


Je n’ai que son profil, largement suffisant pour moi. Je l’observe attentivement, elle a cet air concentré, avec son léger froncement de sourcil. Son cerveau carbure, elle doit finir son rapport de stage. Je ne dois pas la déranger, même si s’est trop tentant. Je trouve une parade.


Je me lève et vais lui faire une tasse de café. En entendant le son de la machine à café, Eva se retourne et me lance :


« Ah tu lis dans mes pensées ! J’allais justement t’en demander une !


Ben, je te connais bien maintenant ! Accro va !


Hahaha, mais je dois rester éveillée pour finir ce truc ! Il faudrait que je fasse encore 10 pages. »


La boisson chaude finie, je lui apporte sa tasse. Elle me remercie, mais avant de la lui donner, je lui vole un baiser.


« Tu devrais te reposer, ça fait des heures que tu es sur ton devoir !


Non, je veux le finir. J’ai les idées, il faut juste que je les mets au propre. »


Je lui offre un demi sourire en lui disant :


« Tu as besoin de motivation ? »


Elle a du mal à avaler sa gorgée de café et pose son récipient et me regarde interrogative :


« Comment ça ? »


J’ai réussi, j’ai capté son attention. Un sourire triomphant me prend, je reste énigmatique et je me place dans son dos. Ses longs cheveux bruns sont retenus par un chignon parsemé de mèches folles. Je commence par lui masser les épaules, la nuque, puis je la serre dans mes bras et dépose un baiser dans son cou dégagé. Puis, lui murmure à l’oreille tendrement :


« Tu verras quand tu auras fini ! »


Je la laisse avec un gout de trop peu, et retourne dans mon canapé, contente de moi. Je perçois son regard de tueuse dans mon dos, mais m’installe comme si de rien n’était confortablement et fait semblant de lire. Le tap-tap des touches reprend de plus belle, j’ai même l’impression qu’il s’est accentué.


Je jette un coup d’œil rapide, elle a le dos plus voûté et sa concentration est au maximum. Soudain, elle se redresse et le temps qu’elle se retourne, j’ai les yeux baissés sur mon Ipad. Puis, elle lâche un soupire et continue sa tâche.


Son rythme diminue, je relève ma tête et elle relit une dernière fois tout son travail. Je guette sa dernière page et quitte le canapé pour…


-------------------------------------



CHAPITRE 6


Je guette sa dernière page et quitte le canapé pour poursuivre ce que j’avais laissé inachevé. Je me poste derrière le dossier de sa chaise et fait glisser mes mains le long de ses bras en me penchant progressivement sur ses épaules. Je lui laisse juste le temps d’enregistrer son document, faudrait pas qu’elle le perdre par ma faute ! J’atteins ses mains et entrecroise mes doigts avec les siens. Puis, je les ramène sur son ventre pour lui faire un câlin. Je pose ma tête creux de son cou et m’enivre de son odeur. Je lui baise avec lenteur le cou, le lobe de l’oreille, la tempe, la joue, le menton. Ses yeux sont fermés, sa tête est imperceptiblement penchée en arrière, quand je m’empare de ses lèvres dans un baiser passionné.

Je me sépare et lâche sa main gauche pour me placer à sa droite. Je lui fais un baisemain sur celle que j’ai gardé, avant de l’inciter à se lever de sa chaise. Une fois debout, je reprends une nouvelle fois sa main. Puis, me rapproche peu à peu en la regardant dans les yeux jusqu’à ce que nos fronts se touchent. Je savoure l’instant intemporel, les yeux clos. Etre simplement là avec elle. Et enfin, je l’embrasse.

Elle me répond avec douceur, nous nous laissons aller au bien-être qui nous enveloppe. Elle enroule ses bras autour de mon cou pour accentuer notre contact physique. Je ne peux que l’entourer de miens. La magie nous berce, ensuite se brise lorsqu’elle décolle ses lèvres des miennes et se décale en arrière de quelques centimètres pour me fixer dans les yeux. Elle sourit timidement et vient près de mon oreille pour me murmurer :

« Je t’aime »

Je suis parcourue de frissons des pieds à la pointe des cheveux en entendant le son de sa voix et son souffle chaud m’effleurer. Elle le remarque et fait vibrer son rire cristallin, si charmant. Elle recule tout en souriant, rompant l’étreinte. Je la vois m’observer, se rendre derrière le canapé tout en promenant sa main sur la bordure. Je passe ma langue sur mes lèvres pour retrouver le goût de ma belle Eva. Elle s’en amuse, continue de faire le tour du sofa. Arrivée devant ce dernier, elle lève un sourcil interrogateur vers moi ponctué d’un sourire coquin. Je me mord la lèvre inferieur et commence à avancer. Elle me tend la main pour m’inviter à m’asseoir, mais je prends tout mon temps. Petite vengeance pour le baiser insuffisant.

Finalement, cédant à la tentation, je franchis rapidement les derniers mètres qui me séparent de ma compagne. Elle s’empare de mes mains quand je prends place sur le canapé et reprend ce fameux baiser, là où elle l’avait rompu plutôt. Tout doucement, elle me pousse contre le dossier moelleux pour être plus à l’aise. Elle pèse agréablement sur moi telle une présence vitale et rassurante.


Petit à petit, sa délicieuse bouche approfondit le contact avec la mienne, en même temps que sa main droite se pose sur ma joue gauche. Elle irradie sur ma peau, et les caresses de son pouce m’apaisent. Sa seconde main se pose sur mon épaule gauche. Je soulève ses hanches pour la faire monter sur mes cuisses. J’attends qu’elle s’installe confortablement, en même temps, je caresse le tissu rugueux de son jean. Ensuite, je remonte progressivement le long de son dos sur son haut rose en coton jusqu’à sa nuque. Je m’y attarde et puis essaye de libérer ses cheveux frisés dans son élastique.

« Aïe !

Oups, pardon Chérie. Attends…

Non, c’est bon, je vais le faire. »

Je patiente, elle s’acharne jusqu’à abdication de son élastique. Nous observons les malheureux dommages collatéraux encore attachés.

« Ben tant pis. (Elle jette son objet de torture par dessus son épaule, je pense, pour qu’il aille sur la table basse. Mais je ne m’en assure pas, j’ai autre chose de plus intéressant à faire !)

Ils vont te manquer ? »

Nous rions.

« C’était leur destin. Où en étions nous ! »


---------------------------------



CHAPITRE 7


Je souris, mais mes yeux sont lourds et je peux difficilement les garder ouverts. Dans ma tête, j’entends des voix un des mots que je ne saisis pas. Je suis tellement fatiguée tout d’un coup. Je croise mes bras sur la table et pose ma tête dessus. Ma conscience s’évade peu à peu, je ne désir qu’une chose, rejoindre Eva dans mes rêves. Elle me manque tellement…


Mes nerfs sont à vif lorsque mon téléphone s’éteint. J'ai sentit Moerani inquiète de ne savoir pas ce qu'il se passé et je n'aime pas ça. Mon regard fait un tour rapide de l'aéroport. Un brouhaha incompréhensible rempli l’atmosphère. Beaucoup de monde semble être autant en colère que moi face à l'annonce qui vient d'être faites. Notre avion est retardé sans raison apparente et nous ne savons même pas de combien de temps.


Je me fustige : je suis vraiment idiote, j'aurais du penser à recharger ce fichu téléphone hier ! Je balance l'objet en question dans le fond de mon sac, sans même faire attention et me dirige d'un pas assuré vers l'accueil. Plusieurs personnes font déjà la queue pour demander des renseignements sur leur vol, mais je n'ai absolument pas la patiente d'attendre à ce moment précis. Je tape frénétiquement du pied et soupire rageusement à de nombreuses reprises, en scrutant la montre.

L’attente est insupportable tout autant que la salle surchargée et étouffante. J’essaie de me calmer et regarde autour de moi. Les gens ont différentes réactions : certaines comme moi sont au bord de la crise de nerf, d’autres acceptent et attendent en s’asseyant par terre ou sur leur bagages, les places assises étant toutes occupées. Et bien sûr la plupart sont au téléphone, ce qui me rappelle ma stupide bêtise !


Au delà des grandes baies vitrées donnant sur les pistes, le temps est gris, pour ne pas changer. Quelques flocons de neige tombent paresseusement des nuages, seule une petite brise vient perturber leur descente. Je déteste l’hivers !

Les minutes passent et c'est enfin mon tour. Je m'approche du comptoir. Vêtue de son tailleur noir et turquoise impeccable, les cheveux étirés dans un chignon stricte orné d’une fleur de Tiare, l’employée d’Air Tahiti Nui me sourit. Je lui parle d'une voix froide que je ne me connaissais même pas.

« Pourquoi le vol pour Tahiti est retardé ? »

Pas de bonjour, pas de sourire, rien, je suis trop en colère pour cela. Elle remarque ma mauvaise humeur. Mais je m'en fiche, tout ce que je veux c'est rentrer chez moi, retrouver ma femme et continuer ma vie.

L’hôtesse parait mal à l'aise, puis reprenant un peu de contenance, elle me répond enfin.

« Nous ne le savons pas madame !

Comment ça vous ne le savez pas ? J'espère que c'est une blague ?

Nous n'avons aucune information madame, nous attendons d’en savoir plus pour faire une nouvelle annonce !

Vous voulez dire qu'on est coincé dans se fichu aéroport pour un temps indéfinie ?

Nous... devrions avoir des nouvelles rapidement madame ! »

C'est à ce moment que je perds totalement mon sang froid. Je frappe violemment le comptoir devant moi et commence à hurler sur cette pauvre femme qui n'y était pour rien et faisait simplement son boulot.

« Écoutez moi bien! Débrouillez vous pour me trouver ces informations et vite, parce que je jure que je pose une bombe dans votre fichu aéroport !!! »

Gros blanc… Qu’est-ce que je viens de dire ???...

« J'appelle la sécurité ! Répond la représentante de la compagnie aérienne affolée, avant de décrocher le téléphone près d'elle. »


Je n’ai pas le temps de rectifier ma phrase car une femme s'interpose tout à coup. Qu'est ce qu'elle veut elle aussi ? De qu’elle droit elle me passe devant sans même s'excuser ?

« Heum.. écoutez cette dame est juste un peu énerver, elle ne pensait pas ce qu'elle disait ! Excusez là ! »

Puis cette fille se tourne vers moi, je suis complètement ahurie par ce qu'elle vient de faire alors qu'elle ne me connaît pas. Elle aurait très bien pu me laisser là et observer les agents de sécurité m'embarquer, Dieu sait où, pour me calmer. Encore qu'il aurait fallut qu'ils y arrivent, ça c'était moins sûr.

Elle tente de m’entraîner vers les galeries commerciales de l'aéroport. Mais je résiste, je tire violemment mon bras pour qu'elle me lâche. Elle se retourne d'un coup et je la dévisage. Elle a la peau bronzée, les yeux marron clair et les cheveux attachés en une longue queue de cheval brune. Une Polynésienne. Ma respiration est devenue rapide à cause de mon énervement.

« Je peux savoir ce que vous faites ?

Je veux juste t’emmener boire un café ! (Elle désigna un petit café en face de nous.)

Mais encore ? Vous invitez souvent les gens à prendre des cafés sans les connaître ?

Tu veux bien te calmer un peu ? Je ne suis pas ton ennemie!

Ça c'est vous qui le dite ! »

Elle est légèrement blessée par mon manque de tact. Sur le coup, je m'en veux un peu de lui parler aussi durement alors qu'elle m'aide juste. Cependant, je pense que cette fille doit être du genre tenace. Elle prend un air agacé avant de rétorquer :

« Je veux juste prendre un café, calmement, le temps qu'on en sache plus ! C'est tout !

Pourquoi faites vous ça ?

Quoi ? (Elle est surprise par ma question.)

Pourquoi voulez vous m'aider ?

Je veux juste éviter que tu finisses au commissariat pour menace d’attentat !

En quoi ça vous importe ?

Tu poses toujours des questions ? Tu veux rentrer chez toi rapidement non ? Alors estime-toi heureuse que je t’ai défendue parce qu’on aurait pas cette discussion sinon! Dans mes souvenirs, tu n’étais pas comme ça! Bon, quand tu seras calmée, tu sais où me trouver. »

--------------------------------------------------


Dernière édition par TeVaiOra98 le Mar 11 Fév - 4:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Ven 7 Fév - 22:23

Très belle plume, pourquoi l'avoir abandonné? Cela mérite une suite et une fin. Very Happy 
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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Ven 7 Fév - 22:27

Parce que je ne peux plus le faire :/
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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Ven 7 Fév - 23:03

C'est fort dommage, tu nous as entraîné dans un beau monde et une belle histoire.. Je lis entre les lignes ^^
Peut-être qu'avec le temps, tu finiras cette histoire, avec à l'esprit d'autres coeurs à conquérir.

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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Ven 7 Fév - 23:04

lool peut etre ou pas, d'un cote j'avais envie de tourner la page...
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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Ven 7 Fév - 23:05

Et fermer le livre ^^

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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Ven 7 Fév - 23:11

en gros ^^
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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Ven 7 Fév - 23:17

Fin de l'histoire.. Ah, voyons, quel livre vais je choisir..

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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Ven 7 Fév - 23:18

... l'avenir nous le dira^^
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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Ven 7 Fév - 23:18

C'est ce que j'ai dit à chaque fois ^^ et j'ai fini par trouver un nouveau livre.

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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Ven 7 Fév - 23:31

Félicitations Very Happy
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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Sam 8 Fév - 0:42

Je n'ai plus jamais voulu choisir un autre livre dans l'immense bibliothèque de la vie. Mais quand on aime lire, on finit toujours par se laisser tenter par une nouvelle histoire.

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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Sam 8 Fév - 2:04

Parfois, il est bon de commencer un nouveau livre lorsque l'on est resté sur sa faim avec le précédent... Pour occuper notre esprit avec une nouvelle histoire Very Happy
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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Dim 9 Fév - 10:11

J'adore votre métaphore, elle sonne si juste et se laisse filer si bien. On vous suit... à livre ouvert !
Vai, je suis certes frustré de cet arrêt mais sachant que c'est un terminus pour le lecteur, je laisserais mon imaginaire poursuivre le chemin que tu as commencé à baliser.
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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Dim 9 Fév - 11:47

TeVaiOra98 a écrit:
Parfois, il est bon de commencer un nouveau livre lorsque l'on est resté sur sa faim avec le précédent... Pour occuper notre esprit avec une nouvelle histoire Very Happy

Tu as tout à fait  raison. Tourner la page, fermer le livre et en commencer un nouveau.


Un livre est tombé tout seul de l'étagère !! Je commence à en lire les premiers chapitres.

Tu as commencé un nouveau livre Vai?? Very Happy

Merci Chardon Wink

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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Dim 9 Fév - 21:10

CommeUnChardon a écrit:
J'adore votre métaphore, elle sonne si juste et se laisse filer si bien. On vous suit... à livre ouvert !
Vai, je suis certes frustré de cet arrêt mais sachant que c'est un terminus pour le lecteur, je laisserais mon imaginaire poursuivre le chemin que tu as commencé à baliser.

Merci Chardon,

j'adore utiliser les metaphores, c'est marrant^^
fais toi plaisir en imaginant des scénarios possible, c'est ca aussi la magie de la lecture Smile Pouvoir se faire un film dans sa tête propre a chacun, voir des couleurs et des objets de differente maniere en fonction de notre vécu.

mielpops a écrit:
TeVaiOra98 a écrit:
Parfois, il est bon de commencer un nouveau livre lorsque l'on est resté sur sa faim avec le précédent... Pour occuper notre esprit avec une nouvelle histoire Very Happy

Tu as tout à fait  raison. Tourner la page, fermer le livre et en commencer un nouveau.


Un livre est tombé tout seul de l'étagère !!   Je commence à en lire les premiers chapitres.

Tu as commencé un nouveau livre Vai?? Very Happy

Merci Chardon Wink

Non pas pour le moment, aucun ne m'interesse pour l'instant. Smile
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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Dim 9 Fév - 21:17

On en revient à ce que j'ai dit.. j'ai pensé exactement la même chose que toi Wink

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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Dim 9 Fév - 21:28

bah j'en trouverai un, un jour...
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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Dim 9 Fév - 21:32

Oui, Wink

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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Lun 10 Fév - 11:00

Très beau récit, j'adore ! dommage qu'il n'y ait pas de suite mais ça peut se comprendre Wink
très bien écrit en tout cas !!
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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Mar 11 Fév - 3:25

Merci RobinAngel Very Happy

Contente que tu aimes^^
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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Mar 11 Fév - 4:54

Je viens de me rendre compte qu'il manquait des petites phrases dans le chap 5, je viens de modifier (phrases en italique) Smile
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mielpops
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MessageSujet: Re: L'Absence (Je le poste quand même mais je l'ai abandonné :/)   Mar 11 Fév - 11:05

Bien noté Wink

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